mercredi 19 mars 2014

Forme de dallage



 Forme de dallage :

Ayant un rôle de fondation, la forme du dallage doit être :

-         Insensible à l’eau (et au gel), ce qui pourra conduire à la réalisation d’un drainage périphérique :



-    

























     Avoir une résistance mécanique adaptée aux efforts auxquels elle est soumise. De plus, les tassements du matériau qui la constituent, doivent être compatibles avec les déformations du corps de dallage.


Elle est en générale réalisée avec :

-                      Un tout-venant stabilisé mécaniquement (mélange de cailloux, gravier, sable dont le pourcentage des fines inférieures                                                                 à   80 µm ne dépasse pas 20%) ;
        
-                      Une grave stabilisée (granulat mélange naturel ou non de sable et gravier) ;
       
-                      Une grave ciment (ciment CEM I ou CEM II/A ou B de classe 32,5), à raison de 3 à 5 % du poids de grave.


Corps de dallage :

Le corps du dallage est en béton et son épaisseur h est comprise entre 8 et 15 cm. Le dosage en ciment doit être supérieur à 300 kg/m3, conférant ainsi une bonne résistance en traction au béton mis en œuvre. Ce béton a une consistance normale (béton
 plastique : d’affaissement A au cône compris entre 7 et 9 cm). Il est mis en œuvre à l’aide d’une règle vibrante (de préférence).
La dalle est armée à l’aide de treillis soudés (acier de nuance S 500) servant essentiellement de panneaux anti-fissuration (P.A.F.).
Le diamètre des armatures est toujours inférieur ou égal à h/10.

 
                      Epaisseur minimum d'un dallage :


·               Dans le cas d'un dallage armé ou non de type industriel ou assimilé, l'épaisseur minimum sera de 15cm.
·               Dans le cas d'un dallage armé ou non et ayant un usage autre qu'industriel ou assimilé, l'épaisseur minimum sera de 13cm.
·               Dans le cas d'un dallage pour les maisons individuelles, l'épaisseur sera de 12cm minimum et sera obligatoirement armé. 



Béton et armatures :

                 Le béton aura un dosage minimum de 300kg/m3  et, dans certains cas, il peut être utile d'employer des plastifiants et entraîneurs d'air pour diminuer la fissuration et la perméabilité du béton.
 
                 Les armatures seront employées dans tous les cas de dallage et les plus appropriées seront les treillis soudés. Pour des raisons de facilité de mise en oeuvre, il est préférable d'utiliser les panneaux aux rouleaux. L'enrobage sera au minimum de 2cm et conforme aux règles du BAEL.

·               Dallage de type industriel ou assimilé : le pourcentage minimum est de 0.4% de la section du dallage                                     (exemple : 0.4% x 15cm x 100cm = 6cm² minimum) dans les deux sens. Le diamètre maximum des aciers ne doit pas être supérieur à H/15 (exemple : 15cm/15=1cm (HA10 maxi)) et l'espacement maximum des aciers ne doit en aucun cas dépasser 2H (H= épaisseur du dallage).

·               Dallage ayant un usage autre qu'industriel ou assimilé : Section minimum des aciers 5cm² dans les deux sens et 3cm² si la surface des panneaux est inférieure à 50m² et que le coulage de deux panneaux adjacents est séparé d'au moins un mois. 

·               Dallage pour les maisons individuelles : le pourcentage minimum est de 0.4% de la section du dallage (exemple : 0.2% x 12cm x 100cm = 2.4cm² minimum) dans les deux sens.

·                Dallage non armé de type industriel ou assimilé : Il est nécessaire de conjuguer les joints par un  treillis soudé général dans le cas de charges roulantes ou de revêtement de sol. Le pourcentage minimum des armatures                                                                             
        sera de 0.06% dans les deux directions (exemple : 0.06% x 15cm x 100cm = 0.9cm² mini.) avec un diamètre  minimum des fils de 6mm et un espacement des fils qui ne dépassera pas 20cm.
 
·               Dallage non armé ayant un usage autre qu'industriel ou assimilé : Il est nécessaire de conjuguer les joints par un treillis soudé dans le cas de charges roulantes ou de revêtement de sol. Aucun pourcentage minimum n'est imposé. 

Il est bien entendu qu'un dallage doit être calculé et la section d'aciers dépendra des charges supportées par le dallage et de la qualité du support qui le recevra.



I – 5. Dispositions constructives



I – 5.1. Position des treillis soudés

        Dans un dallage armé, la position des treillis soudés découle directement des résultats du calcul. 

                         I – 5.2. Mise en place du béton

Lors de la mise en place du béton, la température ambiante doit être au moins égale à 3°C. Le support ne doit pas être gelé. La consistance du béton doit être adaptée à la mise en œuvre. Elle doit permettre un serrage efficace.

Le béton peut être vibré en employant une règle vibrante ou une poutre vibrante. En l’absence de vibration, il faut employer un béton de consistance fluide, dont l’affaissement au cône d’Abrams soit au moins égal à 16 cm. La consistance fluide doit impérativement être obtenue par utilisation d’un plastifiant ou d’un super plastifiant et non par un ajout d’eau.
Il faut veiller à avoir une bonne compacité du béton le long des joints de construction munis ou non de profilés incorporés.


                          I – 5.3. Dressage et surfaçage


            Le dressage de la surface s’effectue au moyen de règles tirées manuellement ou mécaniquement.
L’état de surface ainsi obtenu est dit : « brut de règle ». Cet état de surface convient pour les dallages destinés à recevoir des revêtements scellés adhérents ou des chapes rapportées. Mais on peut aussi obtenir un état :
·               «lissé» mécaniquement, pour les dallages destinés à recevoir une couche d’usure, un revêtement collé, une couche d’isolation ou un revêtement scellé désolidarisé.
·               «surfacé» par un talochage manuel ou mécanique,
·               «balayé» (passage au balai sur le béton frais) ou «peau de mouton» (passage d’un rouleau moleté), après talochage de la surface.

                         I – 5.4. Couche d’usure 
          
                   Lorsqu’une couche d’usure est requise dans les Documents Particuliers du Marché (DPM), son choix est conditionné par la nature des actions physiques, chimiques et thermiques que le dallage est appelé à supporter. La couche d’usure doit être constituée de granulats de dureté au moins égale à celle des granulats du béton, incorporés à la surface du béton frais.
               
                   La quantité de mélange à mettre en œuvre est comprise entre 3 et 8 kg/m² dans le cas de saupoudrage à sec et entre 10 et 60 kg/m² dans le cas de coulis (eau+ciment). Les liants hydrauliques courants ne résistent ni aux chocs thermiques élevés ni aux attaques chimiques, notamment celles des acides.

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